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La maréchalerie

CNSD - avril 2017

« Pas de pied, pas de cheval ! »

 

Métier ancestral alliant à la fois endurance physique et savoir-faire technique, le maréchal-ferrant possède un rôle primordial dans le bien-être du cheval et dans ses performances sportives.

 

La rusticité de son métier se mesure dans la chaleur de la forge où il plonge ses fers pour les modeler en fonction des caractéristiques du pied de son « client ». Elle se poursuit ensuite lorsque, l’échine courbée, il porte son fer à chaud et l’ajuste au plus près, supportant sur ses cuisses et son dos une partie des 600 kilos de l’animal.

 

La technicité de son travail est tout aussi remarquable lorsque l’on prend conscience que le maréchal-ferrant va devoir analyser les aplombs du cheval et faire en sorte que sa masse soit répartie au mieux sur ses quatre membres. Ce jeu de « parallélisme», pour reprendre une métaphore automobile, va alors être prépondérant dans la longévité de la carrière sportive de l’athlète cheval.

 

Enfin, il faut souligner l’aspect artisanal de ce métier car si aujourd’hui, 90% des fers posés sont des fers mécaniques (c’est-à-dire préalablement usinés), les 10% restant seront des fers forgés à partir d’une simple barre de métal. Dans ce cas de figure, le fer réalisé « sur-mesure » permettra de s’adapter au mieux à la morphologie atypique du cheval  et de pallier ses aplombs défectueux.

 

Ce savoir-faire précieux, nécessitant un long apprentissage, explique pourquoi le sous-officier BSTAT se voit octroyer encore aujourd’hui le titre de « maître de forge ».